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Portrait de Tonino Esposito, professeur à l'École de travail social

Tonino Esposito. Photo : Amélie Philibert.

En quoi consistent vos projets de recherche?
Au Québec, les taux de signalements pour mauvais traitements, de recours à des mesures de placement et de judiciarisation sont les plus bas du Canada. Mais on connaît peu de chose sur la qualité des services offerts en matière de protection de la jeunesse et leur efficacité à long terme sur le bien-être des enfants et de leur famille. Les informations longitudinales qui nous permettraient de comprendre les trajectoires de services et leurs retombées pour les enfants et les familles ne sont en effet pas disponibles. Mes projets de recherche visent donc à documenter l'effet du placement en milieu substitut sur le bien-être des enfants et l'influence des facteurs relatifs à la vulnérabilité socioéconomique sur les résultats des services de protection de la jeunesse.

Quels sont vos partenaires de recherche?
Je travaille en partenariat avec l'ensemble des centres jeunesse, le Centre de recherche sur l'enfance et la famille de l'Université McGill et l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux. Je travaille également en collaboration étroite avec la Fondation du Dr Julien : nous cherchons à définir quelles sont les communautés à risque.

Vous venez d'être nommé titulaire de la Chaire de recherche du Canada en services sociaux pour les enfants vulnérables. Qu'est-ce que cela représente pour vos projets? 
Cette chaire représente beaucoup, notamment la possibilité de concevoir de nouveaux programmes et partenariats de recherche. C'est une occasion unique d'établir une plateforme de recherche qui s'intègre aux besoins des organismes de protection de la jeunesse pour ce qui est de l'information longitudinale, ce qui permettra d'évaluer les services et d'élaborer des stratégies plus cohérentes.

D'où vous vient cet intérêt pour ce champ de recherche?
Il y a des lacunes extraordinaires sur le plan de la maltraitance. La protection de l'enfance est l'un des secteurs où les services se développent le plus rapidement. Cependant, à l'échelle canadienne, nous en savons étonnamment peu sur cette population, qui est parmi les plus vulnérables de la société.

Qu'est-ce qui vous plaît dans le milieu de la recherche québécois?
Il y a une connaissance extrêmement riche ici, au Québec, une effervescence qu'on ne trouve pas ailleurs. De plus, de par la politique sociale de la province et la volonté de réduire l'exclusion sociale, le contexte québécois est particulier. Cela rend mon champ de recherche très intéressant.