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Oumar Diallo

Baccalauréat en économie et politique (2006) 

Crédit photo : L'Archipel
Oumar Diallo

Un économiste à la passion communicative

Discuter ne serait-ce qu’une petite heure avec Oumar Diallo, c’est emmagasiner toute l’énergie nécessaire pour passer la semaine, tant sa bonne humeur est débordante et sa passion communicative… À son poste de directeur Fintech et Innovation à l’Autorité des marchés financiers (AMF) depuis 2019, c’est à lui que revient, entre autres, la tâche de suivre de près les possibilités qu’offrent les nouvelles technologies dans l’industrie de la finance, tout en s’assurant que les consommateurs et les investisseurs demeurent bien protégés.

« Les régulateurs sont là pour mettre en place tous les outils nécessaires pour protéger les investisseurs, mais aussi les consommateurs, tout en s'assurant de l'efficience du marché, indique-t-il. On élabore des règles et on s'assure que ces celles-ci sont bel et bien suivies. L’industrie financière est en pleine transformation numérique et il ne faut pas tout rejeter en bloc. Par exemple, il y a un intérêt à faire appel à l’intelligence artificielle pour peu qu’on l’utilise de manière responsable. Idem pour l’encadrement des cryptoactifs. »

Découvrir de nouveaux horizons

Comment est-il arrivé à ce poste? Monsieur Diallo parle d’un « riche cumul d’expériences » et de « complémentarité entre différents centres d’intérêt qui le passionnent », l’économie et la politique institutionnelle, mais aussi sa curiosité, qui l’a mené à se questionner sur l’impact des nouvelles technologies dans nos vies et dans le milieu de la finance dans lequel il évolue.

« Je passe une grande partie de mon temps à rencontrer des startups fintech qui souhaitent développer des modèles d’affaires innovants, avec des juristes et de nombreux autres experts, avec mes homologues partout dans le monde pour faire évoluer de concert le cadre réglementaire, explique-t-il. En fait, je passe mes journées à discuter avec des gens qui ne me ressemblent pas afin de développer des règles qui fonctionnent. C’est passionnant! »

Ce citoyen canadien originaire du Niger et de l’Autriche a grandi à Vienne. En tant qu’ancien élève du Lycée Français de Vienne, il souhaitait découvrir une autre façon d’aborder l’éducation et l’Amérique du Nord l’attirait.

« L’Université de Montréal avait très bonne réputation, se souvient-il. Et puis, j’avais fait un voyage prospectif à Montréal. J’étais venu sur le campus et j’avais vraiment beaucoup aimé. »

Il y passe trois ans, le temps d’y décrocher son baccalauréat en économie et politique. Trois ans qui font partie des plus belles périodes de sa vie grâce à ses implications sur le campus, notamment au sein de la Délégation des Nations Unies de l'Université de Montréal (NMUN) en tant que délégué en chef du groupe qui a remporté plusieurs prix à New York. Il a aussi été très marqué par la grande accessibilité des professeurs – il cite notamment Mamoudou Gazibo en sciences politiques, ou encore Claude Montmarquette en sciences économiques, qui n’hésitaient pas à donner leur numéro de téléphone à leurs étudiants, chose qui aurait été impensable à l’époque en Europe, selon lui. Il en garde surtout des amitiés de presque 20 ans, et ce, malgré la distance, puisqu’il est retourné en Europe, une fois son baccalauréat en poche.

L’engagement

Parmi les fils conducteurs dans sa vie, il y a l’engagement et cette ouverture spontanée aux autres. Il s’agit d’une belle illustration d’un parcours de vie qui consiste à bâtir des ponts entre le Canada, l'Europe et l'Afrique. Selon lui, il faut savoir redonner. Lauréat du Mois de l’Histoire des Noirs 2020, finaliste dans la catégorie « Jeune leader international du Québec » du Concours provincial ARISTA 2020 et membre de la 3e cohorte d’Excellence Québec, Oumar Diallo est un administrateur d’expérience très engagé dans la communauté.

Depuis son retour au Québec en 2013, il a siégé sur plusieurs conseils d’administration dont ceux du Centre des jeunes l’Escale à Montréal-Nord, du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) et de Concertation Montréal (CMTL). Il a été, entre autres, président du Réseau des entrepreneurs et professionnels africains (REPAF) et il est présentement membre du Conseil d’administration de l’Administration portuaire de Montréal (APM).

Selon lui, et c’est ce qu’il a dit lorsqu’il a été choisi pour faire partie de la 3e cohorte d’Excellence Québec, « une façon de grandir professionnellement et humainement est de s’intéresser de façon authentique aux autres et d’être généreux de son temps. Avec une bonne dose de curiosité et le souci du détail, il y aura toujours de belles opportunités pour vous et pour redonner afin que tous réalisent leur plein potentiel. »