Des initiatives guidées par les trois priorités suivantes :
Initiatives mises en place
Cette énumération de nos activités et actions est non exhaustive.
Soutenir la rencontre et le dialogue avec les communautés des Premiers Peuples, notamment avec les jeunes, par le biais d’activités de croisement des savoirs et de rencontres avec des membres de la Faculté.
En appui à Cap Campus, dans le cadre du projet Repensons la persévérance : Acokanikew (qui signifie faire un pont en atikamekw).
Depuis l’automne 2021, ce projet pilote coconstruit avec la communauté de Wemotaci et la Coop Nitaskinan, tend à favoriser la persévérance scolaire. Il s’agit de permettre aux jeunes de secondaire 4 et 5 de se projeter en leur faisant découvrir différents domaines d’études par des jeux adaptés à la pédagogie autochtone. Que cela soit comme animateur ou comme participant, chaque personne apporte quelque chose et apprend en retour.
Régulièrement, avec Cap Campus, plusieurs unités de la Faculté des arts et des sciences ont accueilli des groupes d’écoles secondaires. Venant de Wemotaci, de Pessamit, du Collège Kiuna ces groupes ont pu assister à des cours en classe ou en laboratoire à l’École de Psychoéducation, au Département de communication, au Département de géographie, au Département de sciences biologiques, à l’École de criminologie et à l’École de travail social.
Grâce à plusieurs de ses unités académiques, la Faculté des arts et des sciences est régulièrement présente au Salon interuniversitaire organisé par le secteur Éducation de la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam (ITUM), près de Sept-Îles (l’École de criminologie, les Départements d’histoire de l’art, de cinéma et des médias audiovisuels ; d’histoire ; de géographie ; de communication ; d’informatique et de recherche opérationnelle).
Des étudiantes et étudiants de notre faculté qui ont suivi les cours d’innu d’Yvette Mollen, professeure au Département de linguistique et de traduction, vivent durant l'été pendant plusieurs jours dans la communauté innue d’Ekuanitshit. Ce séjour est pour elles et eux l’occasion de participer à des activités culturelles traditionnelles, de rencontrer et de discuter avec les personnes autochtones de la communauté, et de découvrir la culture et le territoire innus.
L’exposition « Visite aux Innu(e)s d’Ekuanitshit » présentée au Carrefour des arts et des sciences pendant plusieurs semaines à l’automne 2024 a proposé une immersion linguistique et culturelle au cœur de la communauté innue d’Ekuanitshit.
Dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation :
- 2 ateliers de perlage animés par la perleuse Kateri Aubin Dubois ont été organisés. Le perlage, savoir-faire autochtone qui mêle tradition et modernité, permet de créer et de transmettre la culture ;
- L’École de travail social a offert un espace de réflexion autour des réalités autochtones qui a pris en compte les enjeux historiques et contemporains découlant du colonialisme, ainsi que les démarches de reconnaissance et de réconciliation.
- Une discussion, Sur le chemin de la réconciliation : entretien avec Michel Jean, a été proposée par la Faculté.
En septembre 2025, Joséphine Bacon, poète et réalisatrice innue originaire de Pessamit, a offert une classe de maître aux étudiantes et étudiants du Département des littératures de langue française.
Un doctorant dont les recherches portent sur les pratiques artistiques autochtones contemporaines a été recruté pour épauler Cap Campus dans le développement d’un atelier qui sera présenté aux communautés de Wemotaci et de Pessamit à l’automne 2026.
Accueillir et accompagner le personnel enseignant des Premiers Peuples.
Plusieurs professeures et professeurs issus des Premiers Peuples travaillent à la Faculté des arts et des sciences.
Depuis deux ans, nous accueillons un auteur invité d’origine autochtone. Il s’est rendu dans plusieurs de nos unités pour partager son expérience avec nos étudiantes et étudiants. De nombreuses discussions sur des sujets variés, mais en lien direct avec les préoccupations des peuples autochtones, ont ainsi pu avoir lieu.
Soutenir et renforcer l’élargissement des savoirs dans nos formations.
Plusieurs cours avec un contenu autochtone sont offerts chaque année dans divers programmes. En voici quelques-uns :
- Des cours d’innu et des cours de langue abénakise sont proposés par le Centre de langues de la Faculté des arts et des sciences.
- Une orientation Langues et cultures autochtones est disponible au Baccalauréat en linguistique.
- Un microprogramme de 1er cycle en langue et culture innues est offert.
- De nouveaux cours explorent la façon dont les Premières Nations, les Inuits et les Métis ont façonné et défini ce vaste espace depuis le peuplement de l’Amérique du Nord il y a plus de 10 000 ans jusqu’à nos jours (Cours HST 1053 - Amérique du Nord autochtone) ou les relations culturelles, économiques, juridiques, et politiques entre les peuples autochtones, le Canada et le Québec depuis les années 1840 (Cours HST 2444 - Autochtones, État et société au Canada).
Le projet Introduire les savoirs et savoir-faire autochtones est en cours de finalisation dans les trois secteurs de la Faculté des arts et des sciences - sciences humaines, sciences sociales, et sciences. Il s’appuie sur l’implication de 5 unités - histoire ; histoire de l’art, cinéma et médias audiovisuels ; démographie et sciences de la population ; communication ; et informatique et recherche opérationnelle. Ce projet, qui se déroule en partenariat avec les services des Bibliothèques, a pour objectif d’enrichir les cursus en y intégrant des sources d’information issues des Premiers Peuples.
Bourse en études autochtones – cette bourse de 2 500 $ est remise à une étudiante ou un étudiant de premier cycle qui mène des recherches en études autochtones et qui a un excellent dossier académique. Cette bourse est offerte grâce à la générosité de Louise Vigneault, professeure, et Denise Plamondon, diplômée en science politique, qui ont souhaité encourager le développement des études autochtones à l’Université de Montréal.
La formation Place aux Premiers Peuples conçue avec l’aide de personnes autochtones et des experts au Centre de pédagogie universitaire fournit informations et outils pour mieux comprendre qui sont les Premières Nations, les Inuits et les Métis, quelles sont leurs réalités et comment contribuer positivement au processus de réconciliation et de décolonisation en milieux éducatifs comme ailleurs.
Le Carrefour en intervention de la Faculté des arts et des sciences a organisé un événement « Écouter, apprendre, intervenir : Perspectives autochtones en action ». Il s’agissait de mettre en lumière les savoirs, les expériences et les pratiques portés par des intervenantes et des intervenants, artistes et penseuses et penseurs autochtones, en favorisant un dialogue entre les personnes étudiantes et les personnes expertes du terrain. Ce fut une belle occasion d’échanger, d’apprendre des expériences vécues et de réfléchir autour des perspectives autochtones en intervention, en psychologie, psychoéducation, criminologie et travail social.
Une conférence en ligne - L’intégration de perspectives autochtones aux disciplines universitaires - Stratégies pour une science engagée et innovante – organisée par la direction de la Faculté des arts et des sciences s’est déroulée en mars 2025. La conférencière était Marie-Pierre Gadoua, conseillère en engagement et innovation sociale, Bibliothèques de l’Université de Montréal. Cliquez ici pour visionner l'enregistrement de la conférence.
Soutenir et accroître l’élargissement des savoirs dans nos recherches.
Dans le cadre de la 9e semaine Mitig (18 au 22 mars 2025), l’École de criminologie et le Centre international de criminologie comparée (CICC) ont organisé une classe de maître sur la recherche en criminologie et les milieux autochtones : Repenser nos pratiques. La question de l’intervention psychosociale et criminologique auprès de clientèles autochtones est au cœur de la discussion. Offert à la communauté étudiante, professorale et de recherche de l’école et du centre, cet événement souhaitait approfondir les connaissances, mais aussi à stimuler les échanges.
Mercredi 12 mars 2025, le CÉRIUM, en partenariat avec la Maison des affaires publiques internationales, a organisé sa grande conférence annuelle « Des principes à la pratique : le rôle du mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones. »
Une conférence en ligne - L’intégration de perspectives autochtones aux disciplines universitaires - Stratégies pour une science engagée et innovante – organisée par la direction de la Faculté des arts et des sciences s’est déroulée jeudi 27 mars 2025. La conférencière était Marie-Pierre Gadoua, conseillère en engagement et innovation sociale, Bibliothèques de l’Université de Montréal.
En mars 2025, dans le cadre de la série Au carrefour des savoirs, une discussion ouverte au public « Les langues minoritaires : enjeux, legs, défis et pistes de solutions » a eu lieu. Il y a été notamment question de la place des langues autochtones et des pratiques mises en œuvre pour les préserver et les promouvoir.
Les questions autochtones ont été au centre de la troisième rencontre annuelle du Carrefour en intervention et vie repensée de la Faculté des arts et des sciences sur le thème « Écouter, apprendre, intervenir: perspectives autochtones en actions ». À travers ses activités et ses actions, le Carrefour vise à mettre en relation les quatre disciplines de l’intervention psychosociale, criminologie, psychoéducation, psychologie et travail social.
Lors d’une Pause découverte au printemps 2025, Michaël Boissonneault, professeur adjoint au Département de démographie et des sciences de la population, qui s’est intéressé au futur des populations de locuteurs de langues autochtones au Canada, est venu partager le fruit de ses recherches qui avaient pour but de tenter de répondre à la question : Combien restera-t-il de personnes parlant l’une des 70 langues autochtones au Canada dans 100 ans ?
Pour une deuxième année consécutive, un projet a été financé par la Faculté des arts et des sciences pour apprendre à (mieux) connaître les 11 nations autochtones québécoises et leurs réalités. Ainsi, un groupe formé de personnes enseignantes et étudiantes se penche sur les spécificités d’une nation en particulier. Pendant la session d’hiver 2025, grâce à diverses ressources documentaires, cinématographiques, et littéraires, la nation Kanyen’kehà:ka a été à l’honneur. Pour la session d’hiver 2026, c’est la nation innue qui était au cœur des discussions selon la perspective des femmes comme gardiennes du savoir et du territoire.
Un travail essentiel a été effectué pour redonner à la collection ethnographique du Département d’anthropologie - près de 500 objets culturels liés aux Premiers Peuples – toute sa portée pédagogique. Dans une démarche axée sur le respect et la valorisation des savoirs des Premiers Peuples, des témoignages filmés d’experts autochtones accompagnent ces objets qui sont régulièrement utilisés dans des activités de réconciliation et de collaborations avec différentes communautés autochtones à travers le Canada.
Le Projet Onkwehón:we : territoire, identité et interactions sociales en Iroquoianie ancestrale mené par Christian Gates St-Pierre fédère plus de 70 collaborateurs, dont de nombreuses communautés autochtones dans la vallée du Saint-Laurent. L’objectif est d’étudier l’histoire et les langues des peuples iroquoiens à travers les thèmes du lien au territoire, des identités et des interactions sociales et par le croisement des connaissances issues de la tradition orale, de l’archéologie, de l’histoire, de la bioanthropologie, de la linguistique, de l’archivistique et de la muséologie.
ELMiLA – Espace Langues Minorisées Langues Autochtones - a été créé afin de favoriser la collaboration entre des coordonnateurs de projets et des personnes étudiantes. Trois professeurs sont pleinement impliqués dans ce projet :
- Jean-Remi Carbonneau, professeur adjoint au Département de littératures et de langues du monde et titulaire de la Chaire de recherche du Canada : Minorités linguistiques comparées
- Yvette Mollen, professeure agrégée au Département de linguistique et de traduction
- Justin Royer, professeur adjoint au Département de linguistique et de traduction








